Côtes d'Armor-Section Saint Brieuc

   

 

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Lundi 3 décembre 2007


Le mouvement contre la Loi Pécresse continue. 45 Universités sont mobilisées,
dont 27 établissements universitaires avec un blocage partiel ou total des cours.

La mobilisation importante a contraint la Ministre de l'enseignement supérieur,
Valérie Pécresse, a un déblocage de moyens pour l'Université. Cela n'est pas une
réponse à la revendication première d'abrogation de la Loi d'autonomie des
Universités. La mission sur le cadrage national des diplômes n'apporte aucune
garantie législative. Les annonces budgétaires de 20 milliards d'euros demeurent
insuffisantes (10% de plus de budget par an) face à la pénurie de moyens dans les
Universités. Et, rien ne garantit que ces promesses soient réalisées d'ici 2012. Par
ailleurs, le financement public de l'Enseignement Supérieur ne peut pas se faire
par la privatisation rampante d'EDF (en vendant des actions comme le propose
Nicolas Sarkozy).
Tout cela ne change rien au coeur de la Loi. L'autonomie budgétaire des
Universités, l'introduction forte des entreprises privées et leur influence dans leur
contenu des cours en contrepartie de fonds privés, l'octroi d'un pouvoir arbitraire
aux présidents d'Uniersité, le risque d'une hausse des frais d'inscription, la
précarisation généralisée du personnel enseignant et administratif sont toujours
présentes dans la LRU. Par conséquent, nous réaffirmons notre opposition à la loi
Pécresse et nous condamnons les négociations de la direction nationale de
l'UNEF.

La LRU n'est ni amendable, ni négociable, que ce soit sur un plan local ou
national. Depuis le début de la lutte, c'est la position de toutes les assemblées
générales et de la coordination nationale, seules instances représentatives des
étudiant-e-s mobilisé-e-s.
Si nous nous battons pour l'abrogation de la LRU, c'est parce que nous nous
battons pour le droit à l'éducation pour tous, et contre la destruction du service
public. étudiant-e-s et lycéen-ne-s, avec la LRU et les 11 500 suppressions de
postes dans l'education, c'est notre avenir qui est menacé. Exiger l'abrogation
implique donc de lutter pour une augmentation massive du budget de
l'enseignement supérieur, pour la création des milliers de postes dont il y a
besoin, pour de vrais diplômes nationaux reconnus dans les conventions
collectives, pour l'égalité entre Français-e-s et Etranger-e-s dans l'accès aux
études, pour la gratuité des enseignements et pour la redistribution interne des
financements de la Recherche. Cela implique aussi de lutter pour une
augmentation massive des aides sociales, et d'être solidaires des salarié-e-s qui
luttent en ce moment pour une amélioration de leur pouvoir d'achat.
Nous appelons à la tenue d'Etats-Généraux de l'enseignement supérieur pour
formuler des propositions en positif face au projet du gouvernement avec les
acteurs de la communauté universitaire (les enseignants, les chercheurs, les
Biatoss) et de leurs mouvements (Sauvons La Recherche, Sauvons L’Université).
De telles propositions sont de toutes façons, pour nous, subordonnées à
l'abrogation de la LRU.

Il est possible de gagner, de faire reculer le gouvernement sur nos revendications
: SNCF et RATP, Air France, EDF-GDF, avocats, salariés de la fonction publique...
Sarkozy a beau dire qu'il ne reculera pas face à nous, lui et son gouvernement ont
été affaiblis par les grèves. La réussite de la journée de grève du 20 novembre a
montré qu'il existait une volonté de lutte dans de larges secteurs de la jeunesse
et du monde du travail.

En effet, la LRU n'est pas une loi isolée, mais elle fait partie d'un contexte de
casse généralisée du service public dû à une libéralisation grandissante de la
société et de l'économie française, ce que nous condamnons. Face à un Etat
autoritaire, qui joue sur l'usure du mouvement contestataire, et constatant l'échec
des négociations à la SNCF, nous annonçons que nous allons combattre et que
nous réfléchirons à l'interruption du mouvement uniquement lors de
l'officialisation de l'abrogation de la loi Pécresse.

Pour cela, la coordination nationale étudiante appelle les étudiant-e-s à
approfondir et amplifier la mobilisation dans les campus, à créer des assemblées
générales communes avec les enseignant-e-s et les personnels afin de consolider
les liens en vue d'arriver à une coordination nationale de l'enseignement
supérieur. Les lycéen-ne-s doivent se mobiliser encore plus massivement. Et
lycéen-ne-s et étudiant-e-s doivent chercher la convergence avec les travailleurs,
en premier lieu ceux de l'Education Nationale, notamment dans les universités et
dans les lycées.

La plupart des présidents d'Université étant en faveur de la LRU, ils n'hésitent pas
à recourir à la répression pour briser la mobilisation. Les fermetures
administratives, les interventions policières ne répondent pas à de prétendus «
problèmes de sécurité » . Elles visent à nous empêcher de nous mobiliser, c'est-
à-dire nous priver de notre droit de nous révolter. Nous condamnons toutes les
interventions policières et les arrestations. Nous exigeons l'amnistie de tous les
inculpé-e-s des mouvements sociaux, y compris ceux du mouvement cheminot.
Nous exigeons la réouverture de toutes les universités fermées
administrativement, et le retrait de toutes les forces répressives (polices, vigiles
privés...) qui occupent actuellement des universités. Nous réclamons la démission
des présidents d'Université ayant fait appel à la répression et collaboré à
l'expulsion de sans-papiers.
La semaine dernière, le mouvement a été véritablement victime d'un
durcissement de la répression. Le recteur de l'Académie de Nantes a interdit la
tenue d'Assemblée générale dans les lycées. Les charges de CRS ont été
particulièrement dures à l'encontre des manifestants. Un mineur a été gravement
blessé à l'oeil par un tir de flashball. Face à cette situation, nous réaffirmons que
le droit de réunion, le droit de manifestation et de grève doivent exister pour
tous, y compris les étudiants et les lycéens.

Suspendre les cours est le seul moyen efficace pour que tous les étudiant-e-s,
notamment les boursiers, puissent se réunir et décider ensemble de se mobiliser.
Sans piquets de grève votés dans des Assemblées Générales massives, les
étudiant-e-s ne disposent pas réellement de droit de grève. Sans occupation des
locaux, ils ne disposent pas véritablement du droit de se réunir. Face aux
tentatives de faire reprendre les cours par l'intermédiaire des référendums, nous
réaffirmons la seule légitimité des Assemblées Générales pour décider des suites
du mouvement. C'est dans les AG que les informations, les différents points de
vue peuvent être échangés et que les étudiant-e-s peuvent voter en connaissance
de cause. C'est aux grévistes d'organiser eux-mêmes la prise de décision et non
aux présidences d'université, qui pour la plupart soutiennent la réforme. Nous
appelons donc au boycott des votes organisés par les administrations
universitaires.

Les annonces du gouvernement présentées par des organisations syndicales
comme une raison d'arrêter le mouvement, tout comme la répression généralisée,
visent à nous isoler. Loin de nous résigner à ce risque d'isolement, nous
réaffirmons que notre mouvement a vocation à s'étendre dans les universités,
dans la jeunesse et dans le monde du travail.
Le projet du gouvernement est de détruire l'ensemble des acquis sociaux. Face à
ce projet, c'est ensemble que nous gagnerons. Nous devons construire un
mouvement d'ensemble des jeunes et des salarié-e-s pour riposter à l'offensive
du gouvernement.

Nous appelons à un véritable service public dans tous les domaines : l’Education,
la Santé, les Transports, la Protection sociale. Ce qui implique un réengagement
massif de l'Etat dans le financement de l'enseignement supérieur et la recherche,
la titularisation des précaires, l'augmentation des salaires et du point d'indice
dans la fonction publique.

Nous appelons à une manifestation massive le jeudi 6 décembre 2007 pour que
le mouvement montre sa force et qu'il encourage plus d'étudiant-e-s et de
lycéen-ne-s ainsi que d'autres secteurs à nous rejoindre dans la lutte. Nous
appelons à une manifestation massive pour assurer la visibilité du mouvement et
son élargissement vers d'autres secteurs.
Nous appelons en particulier les personnels de l'université à nous rejoindre dans
cette manifestation dans des cortèges communs.
Nous appelons désormais à la tenue de coordinations nationales de
l'enseignement supérieur qui inclueraient les étudiant-e-s et les personnels de
l'université.
Nous appelons à participer à toutes les initiatives d'autres secteurs en lutte
contre le gouvernement et sa politique, en particulier à la manifestation des
chômeurs et des précaires du samedi 8 décembre 2007.
Nous proposons une
prochaine date de manifestation interprofessionnelle le mardi 11 décembre 2007.
Et, nous adressons en ce sens à l'ensemble des salariés et de leurs organisations.
par lcr 22 publié dans : lcr22
 

les luttes

le 17 mai tous à Brest contre la casse du service hospitalier !

et le 18 mai à Ploufragan des 11h30 site du pré rio contre la centrale gaz/fuel !

 
                                     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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