La situation du Nouveau parti anticapitaliste au niveau départemental et national: Première phase réussie

Publié le par lcr 22

 

La LCR compte actuellement 3500 militants.

 

272 comités NPA se sont constitués, 86 seraient en cours de constitution, ainsi qu’une série de villes et de départements où l'activité NPA a commencé sans qu'il y ait encore réellement de comités en construction.

Ces 272 comités comptent plus de 9000 personnes.

 

Au niveau départemental 2 comités se sont constitués officiellement à ce jour :  

 

Le comité pour un nouveau parti anticapitaliste du pays de St Brieuc, déjà 5 réunions depuis le 18 mars, avec en moyenne par réunion 29 personnes dont 16 hommes et 13 femmes, pour 10 LCR. Avec à ce jour plus de 130 contacts adhérents. 

La prochaine réunion se tiendra le mardi 17 juin à 20H30 à la clé des arts à TREGUEUX. 

 

Sur le pays de Dinan avec déjà 2 réunions et une moyenne de 18 personnes et 35 contacts adhérents. 

 

Un comité est en cours de création sur Guingamp/Lannion avec une bonne vingtaine de contacts, ce comité a un noyau dur de 10 personnes, constitué des dernières élections cantonales sur Bégard et Guingamp plus le groupe autour de l'ex section LCR de Lannion, la première réunion se tiendra le vendredi 20 Juin.

 

Ces chiffres et cette diversité sont très encourageants. La grande majorité des comités existants ou en construction sont constitués sur une base géographique. Il existe également plusieurs dizaines de comités jeunes, souvent autour de facs ou de lycées. En revanche, les comités de secteur ou d'entreprise sont encore peu nombreux, ce qui traduit sans doute la difficulté de ce travail ; il faut pourtant s'y atteler partout où c'est possible. La plupart des comités de secteurs sont axés sur la santé, quelques-uns se structurent avec des cheminots ou des enseignants, et un, en région parisienne, regroupe des salariés de douze entreprises des industries graphiques.

La taille des comités est variable, entre des comités fonctionnant en assemblées générales nombreuses sur la ville ou le département, et d'autres de très petite taille (moins de dix personnes). L'estimation la plus difficile concerne le nombre de personnes investies dans le processus. Il est certain que plusieurs milliers de personnes non membres de la LCR sont impliquées, et qu'elles sont majoritaires dans le processus. Dans 15 % des cas, il n’existait d’ailleurs pas de section de la Ligue préexistante au comité NPA. Si l’implantation de la LCR est un critère important, elle n’est donc pas toujours un préalable nécessaire.

Les nouvelles militantes et les nouveaux militants pour le NPA sont souvent syndicalistes, militants d'associations locales ou nationales, anciens membres de partis politiques mais, pour la majorité, il s'agit de leur première expérience dans une structure organisée. On constate, en tout cas, une grande hétérogénéité politique, puisque le processus regroupe des « ex » des différents partis de gauche et d'extrême gauche, des anciens « bovétistes », des écologistes radicaux, des libertaires.

D'après un calcul réalisé sur un échantillon de 160 comités environ, le rapport numérique entre femmes et hommes n'est pas à la hauteur de notre objectif, un parti à l'image de la société, donc constitué d'une moitié de femmes. Avec environ 35 % de femmes, la situation n'est pas bonne, mais elle est comparable, il faut bien l'avouer, à celle de la LCR. C’est, là aussi, un chantier central, parce qu'il s'agit d'un aspect essentiel du projet de société que nous voulons construire, d'une condition pour que les femmes puissent prendre toute leur place, et pour que les préoccupations et les revendications des femmes soient portées et défendues par la future organisation.

17 % des comités se sont constitués avant le mois de mars, mais pour les deux tiers, l’acte de naissance date d'avril ou de mai, sans compter tous les comités en construction. S'il y a, bien sûr, une désynchronisation des rythmes, elle est en réalité assez limitée puisque, pour l'essentiel, le travail a démarré après les élections municipales. Notons tout de même le plus grand avancement d'une série de régions ou de départements, le Haut-Rhin autour de Mulhouse, l'Aquitaine (notamment Gironde et Pyrénées-Atlantiques), la Bretagne, la Franche-Comté, Paris intra muros, la région Midi-Pyrénées (notamment le Tarn et les alentours de Toulouse), le Nord-Pas-de-Calais, la Haute-Normandie (Le Havre et l’agglomération rouennaise) et les Bouches-du-Rhône.

Si certaines villes et départements font état de difficultés à lancer le processus, il s'agit d’une petite minorité. Dans l'immense majorité des cas, c'est l'enthousiasme qui prévaut, et même un certain étonnement devant l'ampleur de l'intérêt et de la dynamique suscités par le projet. Cela confirme sa justesse, d'autant que la question des délimitations  et notamment de l'indépendance vis-à-vis du PS  ne semble poser problème nulle part. La première phase du processus est donc un réel succès, ne boudons pas notre plaisir. Il convient maintenant de l'amplifier, là où les choses sont moins avancées, mais, surtout, de passer à la deuxième phase, celle de la stabilisation des comités en termes de participation et d'investissement. Il existe, en général, un noyau solide constitué de militants et militantes Ligue et non-Ligue, ces derniers prenant leur part de responsabilités dans l'animation et l'organisation du processus, mais on note parfois, au-delà de ce noyau, un certain turnover. Il s'agit de faire en sorte que le parti en construction devienne la maison commune de chacune et de chacun, ce qui implique d'approfondir les discussions collectives sur le parti, son fonctionnement, son programme, mais aussi d'en renforcer l'activité, ancrée dans les mobilisations locales et nationales.

 

            Les 28 et 29 Juin à Paris, aura donc lieu une coordination nationale de ces comités afin de mettre en place un comité de pilotage. Lors de ces deux journées, il sera élaboré un texte national qui se veut être un signal fort. « Une feuille de route » sera lancée pour les mois suivants. Il sera créé des commissions relatives à : - le nom du nouveau parti, - la création d'un site Internet, - une commission jeunesse, une commission économie, - une commission écologie, - une commission quartiers populaires,...

            Ce comité national d'animation devrait se limiter à une cinquantaine de personnes représentant chacune des régions. Il est rappelé que si la Direction Nationale de la LCR est instigatrice du mouvement les sections seront maîtres de leurs choix. 

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